Exercice de recadrages en deux temps, sous la forme de deux séries. Le sujet proposé par Manuela Marques lors d'un autre atelier -travailler dans des lieux où la mise en scène est préexistante- va m'inciter à me promener dans les gares, architectures dédiées à la transition du voyageur, avec un nouvel oeil photographique. Dans un premier temps le recadrage au tirage, parfois excessif, me permet de travailler la (re)composition de l'image et le déplacement du sujet, d'inventer une place centrale à l'individu photographié parmi d'autres. L'artifice de ce cadre dans le cadre, le tronquement du point de vue et de la distance de l'appareil au sujet sont autant de paramètres d'une (re)mise en scène.
Dans la seconde série, sur le même principe et souvent avec les mêmes images, le recadrage tente désormais de rapprocher plusieurs personnes dans cet espace, à ce moment précis de la prise de vue. Cette approche sera par la suite réalisée avec la série « Champs Élysées », mais sans recadrage. C’est lors de ces prises de vues que j’attache pour la première fois une si grande importance à l’éclairage des sujets et du lieu, surtout si celui-ci est artificiel.
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Nouvelle étape de ces expérimentations, une série au numérique, en couleur. Je suis débarrassé de plusieurs paramètres propres à l’utilisation de l’argentique: la mise au point est automatique, la profondeur de champ très importante. De plus pour une fois les prises de vue ont lieu de jour. Pas de recadrage après-coup non plus, ce qui m’oblige à cadrer/composer en live. S’il le faut donc je m’approche des sujets, en essayant de réunir en un clic instantanéité et composition, flux et cadrage direct, observation et action.
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